
par Peter Cornish, journaliste senior.
14 lickety-splitting tracks from the man they call Sticky Tai Ta
Taiwan MC a une fois de plus prouvé ses talents incontestés avec de nouveaux riddims endiablés intitulés « Sticky Tai Tai » sur son deuxième album, Special Request, publié par le label Chinese Man Records. Riche de 14 morceaux de Reggae à toute vitesse, et disponible en vinyle, CD et formats numériques, le nouvel album vient consolider la position des French MCs comme des artistes à suivre de près et à écouter encore plus attentivement.
À la hauteur à la fois de sa réputation et des attentes suscitées, ce LP très attendu met en lumière une palette de créativité vocale, des instrumentaux inspirants, ainsi qu’une sélection éclectique d’artistes collaborateurs qui apportent une exubérance judicieusement choisie à cette collection variée de morceaux. Faisant une fois encore preuve de la singularité de ses talents, attendez-vous à un mash-up de grooves proches du Reggae, chargé de beats et de basses, avec des sous-tons subtils d’hip hop et de funk, beaucoup de Dancehall et d’dub, ainsi qu’une touche inattendue d’electronica. On n’est plus dans les années 80, mon pote, mais on est chaud pour le programme !
Creative collaborations and mix-mastering magnificence
Appuyé par son complice S.O.A.P pour le mixage, la production de beats et les arrangements, Taiwan MC a fait preuve de diversité dans le choix de ses collaborateurs, s’appuyant sur les talents uniques de chacun pour enrichir et parfaire chaque morceau soigneusement conçu. Déjà sortis sur son EP de 2019, les favoris « Nah Leave Me » en featuring avec Dapatch et London’s Mr Williamz, ainsi que « Colombian Gyal » avec Paloma Pradal font leur retour bienvenu, tandis que le morceau phare A1, « Mr Babylon », nous parvient grâce au célèbre producteur espagnol Jim Morrisound.
La touche féminine inspirante apportée par Paloma Pradal sur le morceau hypnotiquement mélodieux « Columbian Gyal » est élégamment complétée par les tonalités sensuelles d’Anouk Aïata sur le morceau final de l’album, « One Last Dance ». L’artiste colombien Landa Freak y ajoute son inimitable personnalité rumpa pom pom, au rythme puissant des basses, sur « Fire ». Parmi les autres artistes qui prêtent leur talent aux riddims et aux voix mémorables de l’album figurent le rappeur de l’« âge d’or » Miscellaneous, du groupe Chill Bump, qui participe à l’épique morceau « Boomshakalaka ».
Life ain’t easy so let the weed bun
Avec le morceau de la face B « Life Ain’t Easy », qui met en vedette Jamalski, membre du groupe Boogie Down Productions, Davojah apaise l’agitation et met en avant ses talents impressionnants sur « Let the Weed Bun », avec un titre assuré pour faire flamber les feux. Sont également répertoriés Von D, Le Specter, The Asimetrics, Ben Masala, Inch, Celas, Samity, Etsa et Bony Fly, qui comblent avec succès l’écart entre la musique urbaine caribéenne et latino-américaine.
Taiwan MC produit lui-même plusieurs des morceaux les plus séduisants de l’album, dont « Hot Today », « Number One » et « Sunshine », mettant une fois encore en avant la diversité de ses talents, captivant davantage l’auditeur et nous montrant pourquoi il est un véritable champion. Retour en arrière ! Sans pour autant faire passer au second plan le contenu musical de l’album, un immense coup de chapeau à Julien Loïs, AKA Ouikid, qui a magnifiquement saisi son cœur et son âme dans sa pochette. La version vinyle de l’album inclut un code de téléchargement gratuit.
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