Le DJ et producteur français DJ King Flow a annoncé la playlist et l’invité spécial du dernier épisode de son émission hebdomadaire renommée, Mixtape Addict. Le segment de cette semaine comprend une interview exclusive avec l’éminent REKS & Artisin (AR16), ce qui renforce encore la réputation de l’émission en tant que plateforme de premier plan pour la culture hip-hop underground. Scientific Sound Asia, acteur majeur de l’industrie musicale asiatique, continue d’appuyer la série en tant que station de radio, site d’actualités musicales, organisateur d’événements et agence de DJ.
DJ King Flow, un talent exceptionnel originaire de France, a débuté sa carrière musicale à l’âge de 14 ans et s’est depuis imposé sur la scène internationale du hip-hop. Reconnu pour ses mixtapes dynamiques et son regard novateur, il a été salué pour avoir repoussé les frontières du genre tout en restant fidèle aux traditions fondamentales du hip-hop.
À la pointe de la production hip-hop moderne, DJ King Flow est salué pour ses techniques de mixage innovantes et sa créativité qui dépasse les frontières des genres. Ses collaborations avec des artistes influents tels que Ras Kass, Torae, Juicy J, Tragedy Khadafi, O.C. et Khujo Goodie du groupe Goodie Mob mettent en lumière sa polyvalence et le respect qu’il suscite au sein de la communauté mondiale du rap.
Sa musique dépasse les frontières, servant de puissant vecteur pour la narration, les émotions et les échanges culturels. Grâce à un dévouement sans faille envers son art, DJ King Flow continue d’inspirer aussi bien les nouveaux artistes que les fans de longue date, s’imposant comme une figure de proue du hip-hop contemporain.
Depuis le début de sa carrière en 2012, il a tissé des liens forts dans plusieurs grandes villes américaines, notamment New York, Dallas, Providence, Miami et Seattle. Aux côtés de son collaborateur de longue date, Young Amsterdam, il a développé une communauté rap dynamique et transfrontalière. Leur passion commune pour un hip-hop authentique les a conduits à parcourir l’ensemble des États-Unis, nouant des partenariats et stimulant la collaboration créative.
En 2015, DJ King Flow a lancé Mixtape Addict, une émission de radio hip-hop qui a rapidement gagné en popularité sur des stations du monde entier. En 2019, la plateforme s’est enrichie de Mixtape Addict Report, une série d’entretiens vidéo proposant des discussions approfondies avec des figures clés du hip-hop. En tournant à travers la France, le Canada et New York, la série a marqué un nouveau chapitre dans la diffusion d’un journalisme hip-hop brut et sans filtre auprès d’un public international.
Avec REKS & Artisin (AR16) mis à l’honneur dans l’épisode de cette semaine, Mixtape Addict continue de mettre en avant les voix qui définissent et repoussent les limites du hip-hop. L’engagement de DJ King Flow à faire rayonner une véritable créativité artistique ainsi que son dévouement à tisser des liens entre les communautés rap mondiales demeurent au cœur de son héritage en constante évolution.

Interview Guests REKS & Artisin
REKS et Artisin (AR16) sont deux auteurs-compositeurs qui incarnent l’authentique esprit du boom bap hip-hop, alliant un lyrisme acéré à une production brute et classique. Ensemble, REKS et Artisin ont forgé un solide partenariat lyrique qui relie les générations d’artistes hip-hop tout en restant fidèles aux racines de la culture.
REKS, originaire de Lawrence, dans le Massachusetts, est un pilier du hip-hop underground depuis le début des années 2000. Avec des albums tels que Grey Hairs, R.E.K.S. (Rhythmatic Eternal King Supreme), The Greatest X et T.H.I.N.G.S., il a toujours proposé une musique qui mêle des paroles stimulantes à des beats profonds et percutants.
Connu pour avoir collaboré avec des producteurs légendaires tels que DJ Premier, Statik Selektah, The Alchemist, Hi-Tek, Pete Rock et Nottz, REKS jouit d’une grande estime pour son attachement aux fondements du hip-hop. Il demeure une figure de proue parmi les passionnés de hip-hop et les amateurs de rap lyrique.
Artisin, basé à Boston, est une figure montante de l’hip-hop underground, reconnu pour ses textes introspectifs et son flow brut. Son travail avec REKS sous leur nom commun AR16 prend de l’ampleur, leurs récents morceaux tels que Super Powers et Eat What You Kill mettant en avant un mélange puissant de narration, de sagesse de la rue et d’une énergie boom bap classique.
Ensemble, REKS et Artisin incarnent près de trois décennies d’engagement en faveur de la musique hip-hop, du rap boom bap et de l’esprit indépendant. Leur interview dans l’émission promet d’explorer leur processus créatif, leurs carrières riches en rebondissements, leur relation avec les producteurs et les beatmakers, ainsi que la vision qui sous-tend AR16. Pour les auditeurs qui apprécient les vrais couplets, les producteurs de hip-hop authentiques et le rap axé sur les paroles, cette conversation s’annonce riche en enseignements sur le savoir-faire et la culture.
Mixtape Addict 54 par DJ King Flow s’ouvre avec REKS et Artisin posant une base de Boom Bap brute à travers Exclusive Freestyle, Super Powers et Eat What You Kill, alliant un jeu de batterie rugueux à un lyrisme acéré et ciblé. Readings On The Wall approfondit le ton avec une intensité plus sombre, tandis que Ghouls apporte une touche légèrement plus expérimentale sans perdre cette ambiance underground.
La dynamique s’accélère grâce à WeaponIZE et In And Out, qui renforcent tous deux la ténacité du hip-hop de la côte Est qui imprègne l’ensemble. Grown Adults et Mogul offrent une approche plus mesurée et réfléchie, tandis que Gen X Party dynamise l’atmosphère avec une ambiance rétro qui fait le lien entre le passé et le présent.
Le passage central se poursuit avec Jersey, où Redman insuffle une attitude pure de la Golden Era, avant que Just Like You n’apporte un groove plus doux et plein d’âme à l’ensemble. Think Critical rehausse à nouveau l’atmosphère grâce aux coupures de DJ, tandis que Popular et Body Bag reviennent à des textures underground plus dures.
Le morceau final équilibre énergie et ténacité, tandis que Ya Bitch Gonna Like This maintient un ton ludique tout en restant ancré dans la tradition du Boom Bap. L’animateur français DJ King Flow revient avec une nouvelle édition de Mixtape Addict, cette fois accompagné du pilier de la scène underground REKS et du producteur‑rappeur Artisin pour une discussion centrée sur la culture du DJ, les mixtapes, l’indépendance artistique et leur projet collaboratif Kill Writer’s Block.
L’entretien réunit deux artistes aux longues années de collaboration et animés d’un respect évident pour les fondements du hip hop. Comme on pouvait s’y attendre sur Mixtape Addict, la discussion s’ouvre sur la traditionnelle question des DJ préférés.
REKS s’en tient aux noms qu’il a déjà évoqués auparavant, DJ Jazzy Jeff et DJ Premier, tout en prenant le temps de rendre hommage à des figures telles que Roc Raida, DJ Revolution et d’autres légendes du plateau de mixage. Artisin cite DJ Deadeye et Pete Rock, fondant son choix à la fois sur son admiration et sur son expérience personnelle.
Dès le début, la conversation montre clairement que les deux invités considèrent les DJ non pas comme de simples figures de soutien, mais comme un élément essentiel de la structure originelle de la culture. Lorsque le sujet évoque les mixtapes, les deux artistes soulignent que ce format continue d’avoir une grande importance à leurs yeux.
Artisin apporte une réponse plus détaillée, expliquant que les mixtapes constituent un élément essentiel de l’écosystème du hip-hop, car elles permettent aux chansons, aux beats et aux acapellas d’être réutilisés, remodelés et maintenus vivants à travers les générations. Il cite des albums comme Shook Ones Pt. II ainsi que des œuvres classiques de Nas, en guise d’exemples montrant comment les remakes, les références et les réinterprétations répétées ont contribué à faire de certains morceaux des repères culturels durables.
REKS abonde dans le sens de DJ King Flow, saluant ce dernier pour avoir su maintenir cette énergie vivante grâce à son format radiophonique et reconnaissant le rôle que les mixtapes continuent de jouer dans la préservation de l’esprit de découverte et d’expérimentation. L’entretien s’oriente ensuite vers une réflexion plus large sur la tension entre la culture authentique et les structures industrielles qui cherchent souvent à en tirer profit sans la comprendre.
DJ King Flow évoque le fait d’avoir reçu par le passé des avertissements de droits d’auteur pour ses mixtapes, tandis qu’Artisin explique comment les labels ne comprennent souvent pas que les remixes, les freestyles et les utilisations alternatives de morceaux peuvent constituer une forme d’hommage et de continuité culturelle plutôt que du vol. REKS développe davantage ce point en critiquant les curateurs de playlists anonymes et les gardiens d’accès qui influencent désormais ce que les auditeurs voient et entendent, bien qu’ils n’aient guère de lien apparent avec la culture elle-même.
Pour lui, il existe une différence majeure entre un véritable DJ, qui a gagné la confiance de la communauté, et un curateur de plateforme invisible, prenant des décisions en coulisses. Cette frustration s’inscrit directement dans l’un des thèmes les plus forts de l’entretien : la nécessité de reconquérir le hip-hop au profit de ceux qui y tiennent réellement.
Artisin s’emporte particulièrement à ce stade, soutenant que trop d’intrus se sont immiscés dans la culture dès qu’elle est devenue rentable, tandis que les véritables artistes, DJ et fervents défenseurs ont dû se battre plus ardemment pour en préserver l’intégrité. Il affirme que les rappeurs ne devraient pas avoir honte de revendiquer ce qu’ils font, et que les artistes qui ont forgé leur art avec honnêteté devraient cesser de se rabaisser, alors que des figures moins engagées profitent de l’image de la culture.
À partir de là, la conversation s’oriente vers des questions plus pratiques concernant l’indépendance artistique et le monde des affaires. Lorsqu’on leur a demandé qui avait influencé leur esprit d’entreprise, les deux artistes ont cité Master P, Nipsey Hussle et 50 Cent.
REKS évoque en détail ses premières années passées à travailler de manière autonome, à presser ses propres CD, à reproduire les pochettes d’album et à vendre sa musique directement dans la rue et devant les magasins. Il se souvient avoir physiquement arrêté des voitures aux feux rouges et demandé aux conducteurs d’écouter sa musique sur le moment, une méthode rudimentaire mais efficace qui lui a permis de constituer une base de fans bien avant que la culture du streaming ne prenne le dessus.
Artisin évoque également la terminologie comme une autre influence, se souvenant de l’époque où il cachait des CD dans des magazines et trouvait des moyens ingénieux de faire circuler la musique à Boston. Les deux artistes parlent avec émotion de cette période où l’on organisait des soirées maison, où les DJ locaux jouaient un rôle central, où l’on entretenait un contact direct avec les auditeurs et où la promotion s’appuyait sur des initiatives communautaires, ce qui donnait à la musique une dimension très personnelle.
Le cœur de l’interview est l’introduction de Kill Writer’s Block, leur nouveau projet commun. REKS explique que lui et Artisin sont liés depuis des années au sein du cercle ST Da Squad, qui compte également des noms tels que Terminology, Easy Money, DJ Deadeye, Superstah Snuk et d’autres. Ainsi, leur collaboration n’est pas le fruit d’un simple hasard, mais repose sur des années de complicité musicale et personnelle.
Artisin a produit la majeure partie de l’album, à quelques exceptions près, et il y rappe également tout au long du projet. Les deux artistes présentent ce disque comme une déclaration créative aboutie, qui réunit lyrisme, production, concepts solides et un volet visuel élargi.
L’une des parties les plus intéressantes de la conversation est l’évocation d’une bande dessinée liée à l’album. Ils expliquent que Kill Writer’s Block est conçu non seulement comme une sortie musicale, mais aussi comme une expérience artistique plus large, avec Crooked Hooks qui apporte des illustrations et un scénario visuel destinés à élargir l’univers du disque.
En ce sens, le projet vise à aller au-delà des seuls auditeurs de hip hop et à accueillir des personnes qui s’identifient d’abord par le design, le dessin et la narration visuelle. REKS décrit l’album comme étant, dans son esprit, audiovisuel, un contenu qui vivra à la fois en son et sous forme d’images.
Ils détaillent également le plan de lancement autour de la sortie. Eat What You Kill, avec Estee Nack, est l’un des singles phares, et ils mentionnent d’autres titres, dont Losses et Another Time avec Terminology. L’album lui-même est présenté comme à la fois frais et riche en nuances, le début de quelque chose de plus vaste plutôt que d’une simple collaboration ponctuelle. On ressent clairement que les deux artistes y voient le commencement d’une aventure créative plus étendue.
La deuxième partie de l’entretien est plus courte et plus directe, se concentrant principalement sur les endroits où l’on peut trouver la musique et sur la manière de la soutenir. REKS oriente les auditeurs vers sa page Bandcamp, tandis qu’Artisin précise que son catalogue est disponible sur les principales plateformes ainsi que sur Bandcamp.
Les deux soulignent l’importance d’un soutien direct, de la découverte autonome et du maintien des liens via les réseaux sociaux et les sorties, plutôt que d’attendre que l’industrie valide leur travail. Dans l’ensemble, l’entretien donne l’impression d’une conversation entre des personnes qui continuent de croire que le hip‑hop devrait s’appuyer sur le savoir‑faire, une véritable communauté et un soutien mutuel.
REKS apporte le regard d’un vétéran qui a traversé les difficultés de l’underground tout en accordant toujours une grande importance à la relation directe avec les fans, tandis qu’Artisin offre un point de vue de producteur et de parolier, ancré dans un engagement de longue date et animé d’un solide sens des principes. Ensemble, ils présentent Kill Writer’s Block à la fois comme un album et comme une déclaration, qui s’oppose à la passivité, à la dilution culturelle et à la pensée superficielle, tout en valorisant la collaboration, la tradition et l’évolution.
DJ King Flow Mixtape Addict episode 54
REKS & Artisin (AR16) - Exclusive Freestyle (Prod ShortFYUZ)
REKS & Artisin (AR16) - Super Powers
REKS & Artisin (AR16) feat. Estee Nack - Eat What You Kill
Casablanca The Gawd & Che Noir - Readings On The Wall
DJ Hoppa, Uncle Lush & Kail Problems - Ghouls
4-Ize - WeaponIZE (Prod D.R.U.G.S Beats)
Jamal Gasol - In And Out
Napoleon Da Legend & Clypto - Grown Adults
JimmyMack - Mogul
JimmyMack - Gen X Party
Redman - Jersey
Slum Village, Larry June & The Dramatics - Just Like You
oBleak - Think Critical (Cuts by Tone Spliff)
Lil Dee & Matt Echo - Popular
Gran Centennial - Body Bag
Agallah & Jamal Gasol - Ya Bitch Gonna Like This
DJ King Flow - Interview with REKS & Artisin
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